samedi 14 juin 2008

1 Corinthiens 12, 17 "Vous êtes le corps du Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part." Tandis que je parlais d'écrire quelque chose sur la catéchèse et la paroisse, J'entendis me dire "mon pauvre petit monsieur, mais la paroisse tout le monde s'en fiche, et la catéchèse cela n'intéresse personne". Sans doute "Vous le prenez trop à cœur, faites comme nous, faites ce que vous pouvez auprès des enfants et après ni pensez plus". Toutes ces questions ne sont affaires que de spécialistes. Un prêtre nous disait "Nous autres nous avons une trop petite tète pour penser à tout cela", et une collègue me dire le plus naturellement du monde "Ce n'est pas à nous de réfléchir à tout sa, laissons faire les gens pour qui c'est le métier, et qui sont payés pour cela". Nous autre petite gens on ne nous demande pas notre avis. Cela me rappelle une réunion où l'on m'avait dis "dites ce que vous voulez mais de toute façon nous n'en tiendrons pas compte". Les chrétiens de bases ne seraient bons qu'à observer des consignes et acquiescer sans broncher à ce que d'autres pensent, et organisent pour eux… Si cette idée avait fais son temps! Dans notre paroisse, c'est l'affaire des responsables qui font des formations au Diocèse afin d'être des catéchistes-relais… C'est-à-dire des catéchistes-spécialistes… Nous entendons bien dire qu'il doit il y avoir un changement de mentalité et de pratiques au niveau de la philosophie de la catéchèse, que la catéchèse n'appartient plus qu'aux seules catéchistes mais c'est quelque chose qui reste très abstrait et qui n'est pas prêt de changer de cap, même si c'est dans les discours. Nous avons encore et toujours à rechercher, ensemble, la communion. Nous sommes des membres qui avons encore à reconnaître que chaque partie du corps à son utilité, même limité, et que nous avons comme à prendre soin de sa santé spirituelle, liée à la notre dans notre recherche commune à notre communion à Dieu, et même pain de vie. Oui, tous responsable du bien de l'autre. Comme il est difficile d'accorder à l'autre toute sa place, dans notre relation humaine entachée par le péché, j'entends ici par péché tout ce qui nous désuni dans notre recherche d'unité vraie. Mais comment serions-nous en communion spirituelle, en négligeant notre communion fraternelle?

0 commentaires: